Et si nous laissions plus de place à la curiosité et la créativité des élèves ?

Des visages d’enfants rayonnants, des oreilles empathiques et curieuses, mélangés à un silence plein de concentration.

enfantsComment est-il possible que ces élèves de maternelle, pointés du doigt il y a trois ans par l’éducation nationale en raison d’un échec scolaire précoce, aient non seulement réussis à rattraper leur retard, mais aussi à dépasser le niveau qu’on attendait d’eux ?

C’est Céline Alvarez qui détient la recette de cette réussite. Depuis 2011, cette enseignante a mis en place une expérience pédagogique dans la classe maternelle publique de Gennevilliers, classée en zone d’éducation prioritaire et plan violence.  Cette expérience a abouti à une réussite incontestable ! Elle s’appuie sur la recherche scientifique, croisant la pédagogie de Montessori avec des recherches en sciences cognitives.

Cette institutrice était attendue dans le système éducatif français. Un système de plus en plus critiqué et désarmé par les changements rapides de notre société. En 2011, un article du Courrier International le caractérisait de conformiste, conservateur, et inadapté, produisant des citoyens « ni meilleurs, ni plus heureux » que ceux du reste de l’Europe. La forte contradiction entre un élitisme prononcé et un égalitarisme prôné participerait entre autre à un « pessimisme Français ».

Céline Alvarez aurait-elle trouvé la solution tant espérée pour aller de l’avant ?

En trois ans, les élèves ont réussi, non seulement à acquérir une excellente maîtrise de la lecture et des mathématiques, mais surtout, à faire preuve de véritables qualités humaines comme la volonté, la créativité, l’empathie, et la curiosité. Dans sa méthode, la place laissée aux interactions sociales est prépondérante. L’enseignement n’est plus vertical, c’est-à-dire que l’adulte n’est plus le détenteur de l’ensemble du savoir. Il est horizontal : le savoir se partage entre les enfants, l’adulte propose simplement des outils pour le rendre accessible ! Ainsi, la classe n’est plus un endroit où les élèves sont comparés et mis en compétition, mais un lieu où chacun enrichit l’ensemble de la classe. Quelques outils simples sont aussi proposés aux enfants pour se rendre compte de leurs erreurs et les corriger eux même. Les enfants gagnent ainsi en autonomie, en confiance en eux, et on leur restitue le droit à l’erreur qui fait partie intégrante de l’apprentissage. Ils deviennent plus attentifs et engagés dans leurs travaux.

Cette réussite de septembre 2014 permet d’ouvrir le débat sur l’école : Quand va-t-on mettre en place une pédagogie qui encourage la curiosité et la créativité des élèves à l’École de la République ?

Malheureusement, l’éducation nationale a pour l’instant refusé le débat.

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Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust

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