Osez le théâtre d’impro avec vos élèves !

Souhaitez-vous favoriser l’humilité, l’audace, l’écoute, l’imagination, l’humour et la spontanéité chez vos élèves ? Êtes-vous à la recherche d’une activité qui ne discrimine pas selon le milieu culturel ? Aimeriez-vous mettre vos élèves au devant de la scène (littéralement) ? Alors, osez le théâtre d’impro !

Découvrez 4 bonnes raisons de proposer un atelier de théâtre d’impro à votre classe :

1. Le « oui et » ou l’art d’écouter, d’accueillir et d’amplifier

Le « oui et » c’est LA règle d’or du théâtre d’impro. Le « oui » car les joueurs prennent d’abord en compte tous les gestes et toutes les paroles de leurs coéquipiers. Le « et », car une fois les coéquipiers pris en considération, le joueur propose à son tour une idée au service de la scène. « La magie de l’impro c’est que les joueurs créent une histoire de A à Z sur la scène, et qu’aucun détail n’est laissé au hasard ! Il n’y a pas de gagnant en impro, il s’agit avant tout de travailler ensemble et de s’amuser.» dit Kees De Vries, professeur d’impro pour Stranger Things Have Happened à Groningue au Pays-Bas.

2. La magie du laisser-être

Plus que l’emprise du lâcher prise, l’impro redonne le goût du laisser être. «  Pas la peine d’aller chercher très loin, notre première idée est souvent la bonne : Agir face à ce qui nous arrive, sans se soucier de ce que les autres vont répondre, ou ne pas répondre… C’est vraiment vivifiant. » dit Kees de Vries.

3. Éduquer avec humour, pour faire grandir dans l’amour

« Pour ma part, l’improvisation théâtrale m’a surtout permis de vaincre ma timidité, ainsi que de développer des qualités comme l’écoute et l’acceptation dans la vraie vie. Aujourd’hui, l’impro occupe une bonne part de ma vie sociale. Désormais, je suis plus à l’aise pour m’exprimer.» dit Arthur Jeannot, joueur d’impro à la ligue de Bordeaux. « J’ai dorénavant moins peur de faire un bide, ça c’est sûr… » ajoute Gautier Laisné, son coéquipier. « Une des peurs récurrentes des élèves c’est de ne pas être assez drôle ou créatif. » Dit Kees De Vries. « Mais ils prennent rapidement conscience que la seule chose dont ils ont vraiment besoin en impro, c’est d’être enthousiaste. », « Ici, on ne se prend pas au sérieux, on écoute les autres, et on fait de son mieux pour être un bon coéquipier de scène. » Dit Arthur Jeannot.

4. Oser faire un pas dans l’inconnu

En plus de rendre alerte, vif et confiant, oser faire un pas dans l’inconnu aurait des vertus utiles dans de nombreux domaines de la vie, notamment dans la recherche scientifique, comme l’explique Uri Alon. « De la même manière que chaque scientifique connaît le mot « atome » et sait que la matière est constituée d’atomes, chaque scientifique accueillerait le « Oui, et », et la science deviendrait beaucoup plus créative, ferait plus de découvertes inattendues, et serait aussi plus ludique ! »

Alors, tous sur la scène?

The powerful play goes on and you may contribute a verse. Que le prodigieux spectacle continue et que tu puisses y apporter ta rime. – John Keating – Dead Poet’s Society

Vous êtes dans la région Bruxelloise à la recherche d’un animateur pour un atelier d’impro avec vos élèves ?

Contactez Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust.


Vous voulez aller plus loin ?

Et si nous laissions plus de place à la curiosité et la créativité des élèves ?

Des visages d’enfants rayonnants, des oreilles empathiques et curieuses, mélangés à un silence plein de concentration.

enfantsComment est-il possible que ces élèves de maternelle, pointés du doigt il y a trois ans par l’éducation nationale en raison d’un échec scolaire précoce, aient non seulement réussis à rattraper leur retard, mais aussi à dépasser le niveau qu’on attendait d’eux ?

C’est Céline Alvarez qui détient la recette de cette réussite. Depuis 2011, cette enseignante a mis en place une expérience pédagogique dans la classe maternelle publique de Gennevilliers, classée en zone d’éducation prioritaire et plan violence.  Cette expérience a abouti à une réussite incontestable ! Elle s’appuie sur la recherche scientifique, croisant la pédagogie de Montessori avec des recherches en sciences cognitives.

Cette institutrice était attendue dans le système éducatif français. Un système de plus en plus critiqué et désarmé par les changements rapides de notre société. En 2011, un article du Courrier International le caractérisait de conformiste, conservateur, et inadapté, produisant des citoyens « ni meilleurs, ni plus heureux » que ceux du reste de l’Europe. La forte contradiction entre un élitisme prononcé et un égalitarisme prôné participerait entre autre à un « pessimisme Français ».

Céline Alvarez aurait-elle trouvé la solution tant espérée pour aller de l’avant ?

En trois ans, les élèves ont réussi, non seulement à acquérir une excellente maîtrise de la lecture et des mathématiques, mais surtout, à faire preuve de véritables qualités humaines comme la volonté, la créativité, l’empathie, et la curiosité. Dans sa méthode, la place laissée aux interactions sociales est prépondérante. L’enseignement n’est plus vertical, c’est-à-dire que l’adulte n’est plus le détenteur de l’ensemble du savoir. Il est horizontal : le savoir se partage entre les enfants, l’adulte propose simplement des outils pour le rendre accessible ! Ainsi, la classe n’est plus un endroit où les élèves sont comparés et mis en compétition, mais un lieu où chacun enrichit l’ensemble de la classe. Quelques outils simples sont aussi proposés aux enfants pour se rendre compte de leurs erreurs et les corriger eux même. Les enfants gagnent ainsi en autonomie, en confiance en eux, et on leur restitue le droit à l’erreur qui fait partie intégrante de l’apprentissage. Ils deviennent plus attentifs et engagés dans leurs travaux.

Cette réussite de septembre 2014 permet d’ouvrir le débat sur l’école : Quand va-t-on mettre en place une pédagogie qui encourage la curiosité et la créativité des élèves à l’École de la République ?

Malheureusement, l’éducation nationale a pour l’instant refusé le débat.

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Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust

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