3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes

Vous voulez renforcer vos compétences relationnelles, apprendre des autres et améliorer vos relations avec vos proches ? Découvrez 3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes

1/ Être curieux 🕵️‍♀️

Engagez-vous dans la conversation ou mettez-y fin. Aussi, si vous décidez de vous y engager, faites-le avec curiosité. 🧐 Oui la curiosité n’est pas un vilain défaut, bien au contraire : ce qui est curieux, en étant curieux, c’est que les autres deviennent curieux, de curieuses créatures, et ça, ça rend encore plus curieux ! 😊

2/ Recevoir la conversation 👐

S’autoriser à recevoir, à accueillir, à amplifier et à tirer le fil de la conversation comme sur la ficelle d’un cadeau de Noël ! Je peux vous assurer que la conversation deviendra rapidement aussi stimulante que quand vous étiez enfant et que vous ouvriez vos cadeaux avec enthousiasme. D’ailleurs ne dit-on pas être présent ? Oui c’est cadeau. 🎁

Avez-vous déjà reçu des conseils d’écoute active, comme regarder l’autre dans les yeux ? Faire miroir ? Ou encore résumer ce que l’autre a dit pour montrer que vous êtes intéressé.e. ? J’ai une bonne nouvelle pour vous : vous n’avez vraiment pas besoin de vous embêter avec tous ces conseils ! Quand vous êtes vraiment investi.e. à écouter et ouvrir votre cadeau, ça se voit, ça se sent et ça se vit… Pas besoin de le montrer. 😉

3/ Vous voulez soutenir un proche ? Offrez-lui votre attention, pas vos conseils ! 👂

J’avoue celui-là, j’ai souvent besoin d’une piqûre de rappel à moi-même ! Pourtant, si le diable est bourré de bonnes intentions, c’est bien dans nos petites conversations du quotidien, surtout celles parsemés de bons conseils non sollicités.

Alors oui, il est tout à fait naturel d’avoir envie de donner des conseils à un proche qui a le moral dans les chaussettes, mais il est intéressant de garder à l’esprit que la qualité de nos relations s’améliore quand nous nous abstenons de donner des conseils et laissons plus de place à l’autre pour formuler sa demande lui-même. Pourquoi ? Car ça le responsabilise face à ce qu’il vit et cela a des vertus bénéfiques pour son estime de lui. De plus, si nous nous positionnons comme LE détenteur de bon conseil, nous risquons de provoquer une dynamique de relations toxiques (Lire l’article sur le triangle de Karpman ) : en prenant le rôle de « sauveur », nous enfermons l’autre dans le rôle de « victime ». Ce qui n’est ni bon pour soi, ni pour l’autre….

Alors comment soutenir un proche ? Posez-lui des questions ouvertes afin qu’il trouve ses propres conseils, ses ressources et qu’il formule lui-même sa demande. Par exemple : Qu’est ce qui te préoccupes en ce moment ? Et quoi d’autre ?  Et quoi d’autre ? (Jusqu’à ce que la problématique soit explorer de A à Z) Quel est le défi pour toi ? Qu’est ce que tu veux dans cette situation ? Comment puis-je t’aider ?

😎 🧘 Cette astuce aura non seulement pour effet de renforcer la confiance de l’autre en ses capacités à formuler une demande adaptée, mais offrira aussi une conversation stimulante, une relation saine et un moment vivifiant pour vous deux !  🙌 🤸🥳

Vous voulez aller plus loin dans vos compétences relationnelles ? Lire l’article « Découvrez 3 prises de karaté pour mettre les relations toxiques KO »


Écrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust

Et si nous utilisions le terme erreurs d’orthographe pour mettre un terme à la croyance que les erreurs sont des fautes ?

Oui le choix des mots n’est pas anodin. Si dans le mot ‘faute’, nous prenons conscience qu’il existe un aspect moral et honteux, est-il pertinent d’utiliser le mot faute quand nous parlons d’une erreur ?  

Mais d’abord, est ce que l’orthographe relève de la moralité ? 

Eh bien … (roulement de tambour)… Non ! Faire des erreurs d’orthographe n’a rien d’immoral, ce n’est pas néfaste à l’humanité. OUF ! Ainsi, utiliser le terme faute d’orthographe serait une erreur… MINCE ! Heureusement, les erreurs peuvent être corrigées. YOUPI !

Et donc est-ce une erreur de faire cette faute ?

Eh bien … (roulement de tambour)… Non ! Toujours pas ! À vrai dire c’est plutôt une faute de faire cette erreur : En proposant les erreurs comme des fautes, nous insinuons qu’un individu est fautif de faire des erreurs, l’erreur aurait donc un aspect honteux, et ce message est immoral car pas bon pour notre moral, bref c’est une faute morale ! Aïe aïe aïe aïe aïe ! Et si la faute d’orthographe est fautive, à qui la faute ? À celui qui l’dit ! Pourquoi ? Parce que c’est celui qui l’dit qui est, et aussi parce que la honte détruit la santé mentale, la curiosité et la créativité. Vous me suivez ?

Alors comment gai-rire de cette erreur ?

Égayons-nous car les erreurs aiguillent ! Elles sont les étapes naturelles à l’apprentissage et cachent bien souvent des cadeaux surprises ! Oui des cadeaux vers notre ovation, notre innovation, notre croissance… Avez-vous déjà entendu l’expression : c’est à force de se planter qu’on finira par pousser ? Eh bien maintenant oui !

Imaginez si, à partir d’aujourd’hui, nous éduquions toute une génération à percevoir les erreurs différemments… Je crois bien que nous aurions une génération surprise ! Et ça, ça tombe bien, parce que moi J’ADOOOREE les surprises ! Surtout les kinder surprises, quand j’les traduis en Français, ça fait des enfants surprises, ce qui me donne des élèves surprises et ensuite c’est les élèves me font la surprise ! Et ça, ça c’est vraiment génial ! Je crois qu’en libérant les élèves de cette terrifiante et pétrifiante honte de la peur, ils OSERAIENT… Oui ils oseraient prendre la parole en classe, se tromper, se faire confiance, suivre leur curiosité, prendre des risques ! Toute une génération surprise qui se transformeraient par la suite en adultes surprises… Je crois que ça serait MERVEILLEUX ! INCROYABLE ! Alors croyez-y ! Ces adultes surprises oseraient parler une langue étrangère sans la maitriser à 100%, faire une nouvelle activité sans avoir peur du ridicule, redevenir débutant, suivre leurs rêves… (Sur des airs de Charles Azanavour) Je les voyez déjà, en haut de l’affiche, même s’ils s’en fiche et puis qu’ils s’affiche d’oser prendre un risque ! Cette génération de citoyens français qui découvriraient qu’ils sont finalement excellents en anglais avec leur accent “so sexyyy” quand ils osent ! Oui, ca seraient MAGNIFIQUE j’en suis convaincue !

Et puis tout ça, en changeant simplement un tout petit mot de rien du tout ! Moi je dis OUI… Oui ça vaut le coup d’essayer, je vais oser oser ! Oser utiliser le mot erreurs d’orthographe plutôt que fautes d’orthographe ! Ouais je vais prendre le risque de mes erreurs car la prise d’erreur en vaut le risque…

Et toi, comment te positionnes-tu face à l’erreur et à la faute ? 

Écrit par Lucile Boccon-Gibod


Vous voulez une autre réflexion autour de l’orthographe ? Découvrez le Ted Talk d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron

Découvrez 3 prises de karaté pour mettre les relations toxiques KO

Vous voulez repérer les relations toxiques, les désamorcer rapidement et ne jamais les provoquer ? Découvrez le triangle dramatique de Karpman :

Ce schéma proposé par Stephen Karpman en 1968 met en évidence un scénario relationnel typique entre victime, persécuteur et sauveur et permet de déceler les dynamiques de pouvoir à la base de « jeux psychologiques ».

À noter : Quand une relation est prise dans le triangle de Karpman, les individus peuvent changer leurs rôles, être un jour victime, puis sauveur, puis bourreau. Si on regarde à l’échelle mondiale, nous pouvons aussi voir que ces rapports renforcent les violences entre les pays. Par exemple, dans le récit du colonialisme, il y a eu un enfermement de certains pays dans le rôle de victime, alors que d’autres se sont positionnés comme sauveur (civilisateur), et bourreau (esclavage, exploitation). De même, dans les identités genrés, il y a un schéma culturel qui propose une image de la femme en « victime » et de l’homme « sauveur/héro », et « bourreau ». Enfin, les enfants vont avoir naturellement tendance à explorer les relations de Karpman. Les adultes ont la responsabilité d’encourager les enfants à prendre conscience qu’ils sont co-créateurs et responsables de leurs relations.

Comment savoir si nous cultivons des relations toxiques ?

Les relations toxiques sont souvent caractérisés par des techniques de communication spécifiques, notamment la passivité, l’aggressivité, la manipulation et/ou le passif-aggressif. Découvrez la différence entre une communication infantilisante et une communication vivifiante à travers le schéma de Jacques Salomé :

Pourquoi créons nous parfois des relations toxiques ?

Les relations toxiques sont souvent issues d’un manque de conscience de soi, d’estime de soi et/ou de confiance en ses capacités à répondre à ses propres besoins et aspirations. Ils sont souvent le résultat d’une éducation inadaptée, qui ne nous a pas appris à nous affirmer. Ainsi, en ne prenant pas nos responsabilités par rapport à nous-même, nos besoins, nos envies et nos aspirations, l’unique option qui s’offre à nous est de forcer les autres à répondre à nos besoins à notre place.

Comment sortir d’une relation toxique ?

Découvrez 3 prises de karaté pour mettre KO toutes formes de toxicité dans vos relations :

1/ Prendre conscience du triangle de Karpman

Nous avons tous des tics de communication conditionnés, inconscients et réactifs. Comment en prendre conscience ? Nous pouvons, par exemple, nous poser la question suivante : quand je suis dans une situation où je me sens démuni.e. ou désemparé.e., quelle technique de survie est-ce que je mets en place pour répondre à mes besoins ? Quelle technique de communication est ce que j’utilise ? Culpabiliser, exiger, imposer, forcer, arracher, obliger, rejeter ?

2/ Communiquer de façon assertive et affirmative avec l’outil ESPERE de Jacques Salomé :

Jacques Salomé à mis en place plusieurs outils pour passer d’une communication SAPPE (Sourde, Aveugle, Pernicieuse, Perverse et Énergétivore) à une communication ESPERE (Énergie Spécifique Pour une Écologie Relationnelle Essentielle ), voici l’un de ces outils :

3/ Pratiquer la communication non-violente selon Marshall B. Rosenberg :

Voici une liste non exhaustive de besoins : besoins physiologique / de bien-être physique, besoins de sécurité, besoins d’empathie / de compréhension, besoins de créativité, besoins d’amour / d’intimité, besoin de jeu / de distraction, besoin de repos / de détente / de récupération,  besoins d’autonomie, besoin de sens / de spiritualité

Vous voulez approfondir vos compétences relationnelles ? Lire « 3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes »

Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust


Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire :
La communication non-violente, de Marshall B. Rosenberg.
Cessez d’être gentil soyez vrai, de Thomas d’Ansembourg
Le courage d’être soi, de Jacques Salomé
Imparfait, libre et heureux, de Christophe André
Et le site internet de Jacques Salomé

Volontariat et humanitaire, vers un mariage de raison ?

Entre 2014 et 2015, le Service Volontaire International, association active dans l’envoi et l’accueil de volontaires internationaux, a observé une augmentation de plus de 20% de son nombre d’adhérents. De plus en plus de jeunes décident de s’investir sur des chantiers de volontariat à l’étranger.  L’envie de donner un sens à son voyage semble être devenue une priorité, mais cet engouement soulève en même temps beaucoup de questions.

Picto 02 - Secours & Entraide

Quelle place occupent ces volontaires dans le secteur de la solidarité internationale ?  Comment s’inscrit leur démarche dans un secteur aux frontières encore mal définies? Le SVI a posé ces questions à un professionnel du secteur de l’humanitaire, à un anthropologue ainsi qu’à une volontaire partie récemment sur plusieurs chantiers. Leurs réponses amènent évidemment d’autres questions. Parle-t-on d’ « humanitaire » quand un drame social se joue à nos portes ? Le clivage Nord-Sud est-il vraiment en train de disparaître ?  Avec sa campagne « Challenge Your Perception », le SVI tente d’apporter son éclairage à ce vaste débat, nécessaire, à une époque où le secteur de la solidarité internationale est en pleine mutation.

Henri Vandorselaer – Chirurgien à l’hôpital des nomades de Gossi, au Mali.

Picto 01 - Graines & Vivres

Qu’est-ce qui, selon vous, différencie le secteur de la coopération de celui du volontariat international ?

Comme travailleur du secteur de l’humanitaire, on arrive sur le terrain en tant que professionnel, avec nos compétences et les ressources nécessaires à la réalisation de nos missions. Par exemple, lors du travail que l’on a accompli au Mali, de gros besoins en médicament et logistique se sont immédiatement faits ressentir. Avec les consultations mises en place, nous avons pu aller à la rencontre de personnes avec lesquelles on n’aurait jamais échangées dans un autre contexte. Des échanges inoubliables avec un peuple et une culture absolument fascinante.

Le volontaire international a, selon moi, une position différente.  Sa démarche n’est pas de venir avec du matériel et ses compétences. Il a un rôle distinct, indépendant de sa formation. Il est certain que l’un, comme l’autre, apportent quelque chose, mais les moyens et les actions sont extrêmement différents.

Pensez-vous que l’un des deux secteurs est amené à disparaître ?

Je ne pense pas qu’il soit judicieux de placer les deux démarches en opposition, elles sont complémentaires. L’une comme l’autre trouveront toujours leur place dans le monde de la solidarité internationale.

Pierre-Joseph Laurent – Anthropologue à l’Université Catholique de Louvain

Picto 04 - Malette & Sac-à-dos

Comment définiriez-vous le secteur de l’humanitaire et celui du volontariat international?

En 1980, avec Médecin Sans Frontière essentiellement, va émerger une manière de travailler qui repose sur cette idée de l’urgence. Aujourd’hui, il y a un dialogue plus important entre les deux mondes. MSF fait à la fois de l’urgence et, quelque part, du développement.

Dans le secteur de l’humanitaire, tout comme celui du volontariat international, la démarche est de comprendre qu’une grande partie de l’humanité vit « autrement ». Partir est essentiel, aujourd’hui, c’est une richesse qui fera que vous travaillerez différemment. Pour découvrir le monde, il faut enlever le mot « aider » de son vocabulaire, extrêmement blessant pour les gens avec qui on va vivre cette expérience. Il faut être ouvert à la rencontre. Ces expériences forgent des gens critiques, qui seront porteurs de sujets importants.

Qu’est-ce qui, selon vous, différencient les deux secteurs ?

Il y a des experts qui ont 20 ans de métier, on les paye pour leurs compétences. L’expertise vient avec des années de travail. Les jeunes qui partent en tant que volontaires internationaux doivent y aller avec beaucoup de disponibilités, aller essentiellement à la rencontre de l’autre. Il faut stopper le fantasme de venir « aider » l’autre. Le volontaire vient s’enrichir d’une expérience que l’Occident n’est pas capable de proposer à sa jeunesse.

Pensez-vous que l’un des deux est amené à disparaître ?

C’est vrai qu’il y a de moins en moins de projets de développement, et des pays comme le Mozambique ou l’Angola se sont progressivement émancipés de la coopération, mais l’urgence restera. De même pour le volontariat qui doit, cependant, rester l’apanage du secteur associatif (en opposition au secteur commercial, ndlr.)

Sophie Gougeon – Volontaire sur des projets au Pays de Galles et en Islande

Picto 03 - Diplôme & Carnet de Voyage

Comment définirais-tu le volontariat international ? 

Etre volontaire suppose tout d’abord une certaine vision du monde et une ouverture d’esprit, une volonté de rencontre, de partage et de découverte. Etre volontaire, c’est aussi souhaiter donner un sens à ses voyages. Il ne s’agit pas de « sauver le monde », mais d’apporter sa contribution à une communauté locale et de faire en sorte que, par son action, les échanges et la compréhension mutuelle soient favorisés.

Quelle est, selon vous, la différence majeure entre un travailleur du secteur de l’humanitaire et un volontaire ?​

Pour être honnête, je ne me retrouve pas dans le terme « humanitaire » qui suppose de « venir en aide » à des personnes dans le besoin, créant une certaine forme d’inégalité entre ceux qui offrent l’aide et ceux qui la reçoivent. Le volontariat suppose, au contraire, de travailler ensemble, sous l’impulsion de la communauté locale qui définit elle-même ses besoins, et élabore un projet sur le long terme.


Souhaitez-vous aller plus loin et mettre au défi vos perceptions ?

Découvrez l’échelle du racisme 


Ou contactez le SVI :

  • info@servicevolontaire.org
  • Suivez les sur Facebook et Twitter
  • Visitez leur site internet ici

 


Et toi, comment perçois-tu la solidarité internationale ? Laisse un commentaire

Découvrez l’échelle du racisme

Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve ! Martin Luther King

Qu’est ce que le racisme? Et pourquoi avons nous parfois des comportements racistes?

Du stéréotype au racisme :
racismLes stéréotypes nous sont inculqués lors de notre « socialisation », Ce sont des croyances ou des idées formées par un groupe à propos d’un autre groupe. En d’autres mots, c’est un ensemble de caractéristiques qui résume un groupe d’individu. Les stéréotypes sont nos premiers modes de perception. Ils sont très difficiles à modifier ou à supprimer car ce sont des idées préconçues et partagées par les membres d’un même groupe.
Les préjugés, quant à eux, sont l’utilisation de nos stéréotypes, pour faire face à une situation nouvelle. Ils stigmatisent l’autre. Face à l’inconnue, nous sommes souvent mal à l’aise et nous pouvons ressentir de la peur. Cela est naturel. Malheureusement, cette peur nous entraine souvent à vouloir contrôler notre environnement et à avoir recours à nos stéréotypes pour mieux l’appréhender. Par exemple, une idée préconçue peut être que les Béninois sont toujours en retard. Ce stéréotype devient un préjugés seulement le jour où, allant à la rencontre d’un béninois, nous déduisons que parce qu’il est béninois, il sera en retard. Les préjugés sont une forme de violence car ils enferment l’autre dans l’image qu’on a de lui.
Le racisme est plus violent que le préjugé. C’est le fait de considérer que son groupe ethnique est supérieur aux autres. Cette idéologie peut se manifester par de la discrimination, qui implique des comportements négatifs à l’égard des membres d’un autre groupe.

L’échelle du racisme :stéréotype

Comment dépasser nos stéréotypes ?

Tout d’abord il faut savoir que les stéréotypes ne sont pas entièrement négatifs, ils nous permettent de construire le monde et de le connaitre. Mais pour entrer en relation avec autrui, la première étape est de prendre conscience des stéréotypes que nous véhiculons. Si nous ne les connaissons pas, nous n’avons pas d’autres choix que de les subir ! Nous sommes donc tous «responsables», «victimes» et «utilisateurs» des stéréotypes. Ils constituent des filtres entres les individus, bloquant leurs relations. Pour découvrir une autre culture, Il est important, d’être prêt à réviser ses idées préconçues pour affiner continuellement sa perception des autres.

Un jugement basé sur les préjugés et les stéréotypes est vite venu, et il est souvent difficile de résister à la tentation d’assimiler autrui, pour faire de lui un double de soi-même. Pourtant chacun à une biographie qui lui est propre, une histoire : une existence morale, politique, des désirs et des conflits.

Et vous, quels sont les stéréotypes que vous véhiculez ?

Si les stéréotypes peuvent nuire à la dignité, il est essentiel de les mettre régulièrement au défi, ainsi je finirai sur ces quelques vidéos pour approfondir la réflexion :

5 conseils pour cultiver l’art de voyager !

« Je pense qu’on peut vivre longtemps à l’étranger et rester très étroit d’esprit ! » déclare Elsa Fernando Gonzalo, étudiante Erasmus d’Espagne, en parcours de Droit, habitants avec 69 étudiants Internationaux aux Pays-Bas. « Certains étudiants ici ne sont jamais sortis de leur chambre, ils passaient leur journée sur Skype, et avaient pour seul envie de rentrer chez eux. » Pour reprendre les mots d’Albert Einstein « Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé. » Cela signifie qu’il est malaisé de s’ajuster à une nouvelle culture. Les futurs étudiants Erasmus ont intérêt à prendre des notes, car le développement de leur capacité interculturelle dépend entièrement de leur approche et de leur tempérament.

citation-voyage_06-v2-7ca56Aujourd’hui, environ 26 000 étudiants français partent chaque année à l’étranger, dans le cadre d’Erasmus. Sans compter les étudiants qui s’envolent vers un autre continent. Le programme Erasmus créé il y a 25 ans, a déjà permis à plus de 3 millions d’étudiants européens d’avoir une expérience à l’internationale. De plus, chaque année, les programmes d’échanges attirent un plus grand nombre de jeunes. Il est donc essentiel de comprendre les difficultés que peuvent rencontrer ces étudiants immergés dans une autre culture.

Quels sont les enjeux pour s’adapter culturellement? Les étudiants internationaux arrivent-ils à se mélanger aux autochtones ?

Une croyance populaire dit que, partir à l’étranger, et se retrouver dans un nouvel environnement culturel, rendrait inévitablement ouvert d’esprit. Cela n’est pas forcément le cas.

Alya Vasylenko, étudiante Ukrainienne, en parcours de Communication Internationale, affirme « Je pense qu’on peut être intolérant après avoir fait le tour du monde, ou être ouvert d’esprit en n’ayant jamais quitté son pays. Lorsque les personnes voyagent, cela leur donne l’opportunité de s’ouvrir aux autres, qu’elles saisissent ou non cette chance, dépend à mon avis, principalement de leur personnalité et de leur sensibilité. » Maple Hupkins, psychologue formatrice depuis 2008 au centre des services étudiants de l’université de Groningue aux Pays Bas, a rencontré des baroudeurs lorsqu’elle voyageait en Asie. Elle a eu l’impression que certains d’entre eux, malgré leurs voyages, restaient très fermés et étroits d’esprits. Elle explique que partir à l’étranger est source de stress, or cela peut accentuer des problèmes personnels non résolus pour certains étudiants. « Etre à l’étranger n’enlève pas les difficultés personnelles d’un jeune, et devoir en plus de cela, s’adapter à une autre culture, peu pour certains, devenir la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et tomber dans la dépression. »

Tous les individus résidents à l’étranger sont d’accord pour dire qu’il est tout à fait naturel de rencontrer des obstacles dans une culture inconnue, même en étant dans un bon état d’esprit.

 Tout ce qui est nouveau et inattendu nous inquiète et monopolise beaucoup d’énergie. Dans une nouvelle culture, ça devient très difficile d’anticiper le moindre évènement de sa vie. Je pense que plus on vieillit, moins on a envie de faire face aux changements. » Dit Luca Costa, un étudiant Italien, doctorant en physique, habitant à Grenoble, France depuis 2009. « Changer de culture est très angoissant psychologiquement, et nous n’avons pas tous les même capacités lorsqu’il s’agit de faire face au stress.» confirme Maple Hupkens.

Des études montrent que les individus résistent spontanément face à un nouveau modèle culturel. Milton Benett, docteur en Communication Interculturel, a créé le « Modèle de Développement à la sensibilité interculturelle » Montré ci-dessous. La Théorie de Benett explique que la sensibilité interculturelle se développe en deux étapes distinctes : l’étape ethnocentrique, et ethno-relative.

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Dans l’étape ethnocentrique, les individus sont sur la défensive et essayent de prouver la supériorité d’une culture sur l’autre. Cette étape d’ethnocentrisme se termine lorsque l’individu prend conscience des différences culturelles
sans vouloir à tout prix les hiérarchiser, et surtout en reconnaissant d’abord une humanité commune.  « Avant d’habiter en Europe, je n’avais pas conscience de mon identité culturelle Brésilienne. Parfois ce sont des différences minimes qui me surprennent, par exemple, ici les personnes mettent beaucoup plus de distance physique, même les amis proches! » remarque Rodrigo Bolini, étudiant de Médecine à Groningue.

L’étape ethno-relative commence dès lors ou l’individu accepte l’autre culture sans se sentir menacé. C’est pendant cette période, que la personne appréhendera petit à petit l’autre culture dans sa globalité et ses subtilités. « Je ne peux pas me comporter comme en Espagne quand je parle anglais, car même l’humour change ! » affirme Elsa Fernando Gonzalo.

Ce n’est qu’à la fin du processus que l’individu peut obtenir une identité multiculturelle. C’est un processus complexe, il demande du temps, mais il semblerait être avantageux. De nombreuses études, notamment celle de Baker et de Ricciardelli, ont démontré que les individus biculturels bénéficient d’une plus grande flexibilité cognitive et disposent d’une faculté à la pensée créative accrue.

Au final, développer une sensibilité interculturelle c’est un peu comme faire un gâteau, Il faut mélanger les bons ingrédients ! Alors voici nos 5 conseils pour cultiver l’art de voyager et développer sa sensibilité interculturelle :

  1. “Se forcer à explorer la culture, c’est-à-dire rencontrer des locaux, apprendre la langue, les héros nationaux, les films, la music, les expressions idiomatiques, les habitudes, et mettre de côté ses propres références culturels. ». explique Luca Costa
  2. Maple Hupkens rajoute « Il faut avoir des attentes réaliste, être flexible, et ouvert aux nouvelles expériences. » Mais surtout elle insiste sur l’importance d’oser demander de l’aide dans les moments difficiles.
  3. Elsa Fernando Gonzalo recommande « La confiance, la persévérance, la détermination et la volonté sont les ingrédients clés pour s’adapter à une autre culture. »
  4. Alexander Hun Yuan Tan, étudiant Malaisien de Groningue rajoute, “Pour moi, la culture importe peu une fois que l’on a observé, et accepté que les différentes cultures nous font agir différemment… Bien entendu, il faut rester ouvert d’esprit et ne pas juger. Mais si on est prêt à faire l’expérience d’une autre culture, alors faire ses études à l’étranger devient palpitant ! »
  5. Dona Cantu, étudiante californienne en France est d’accord « Chaque culture à ses normes et ses codes, alors je vous conseils de profiter des aspects culturels qui vous plaisent et de faire de votre mieux face aux codes culturels qui vous dérangent. Je suis convaincue que lorsqu’on fait preuve de bienveillance et de tolérance, on récolte toujours ce qu’on sème. »

Les futurs étudiants internationaux feraient donc bien de prendre des notes, car le développement de leur capacité interculturelle est en jeu !

Ecrit et Traduit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust

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La laïcité : pour le bien vivre ensemble

Quel événement a le plus de chance de voir le jour : un couple de princesses lesbiennes dans un nouveau dessin animé Walt Disney , ou un président Français nommé Mohammed ?

Les diensemblescriminations liées à l’origine, au sexe, à l’orientation sexuelle, ou à la religion restent marquées en France. Selon la revue de l’Insee 2014 « Economie et Statistique, Inégalités et discriminations : questions de mesure », le racisme se porte plutôt bien dans l’Hexagone.

Suite aux événements de Janvier 2015, l’islamophobie menace de gagner encore plus de terrain.

Les valeurs de la République, l’égalité, la liberté et la fraternité, ne peuvent s’épanouir face aux discriminations persistantes. De plus, le décalage entre les idéaux républicains et la réalité sociale affligeante entraîne des maux au sein de la société française. Manuel Valls est allé jusqu’à dénoncer un « apartheid territorial, social, ethnique, qui s’est imposé. »

La société française se tourne aujourd’hui vers le principe de laïcité pour trouver une solution et réapprendre à vivre ensemble. « J’étais en Pologne l’année dernière et j’ai vraiment pris conscience de l’importance de la laïcité. Elle permet une meilleure intégration des autres ethnies et des différentes religions », affirme Lorentz, Français de 24 ans, étudiant en médecine à l’université de Bordeaux.  « La Laïcité en France permet une neutralité de l’Etat, et évite les stigmatisations… je trouve cela très important » confirme Benjamin Hubner, étudiant Erasmus d’Allemagne. Leila Nafati, tunisienne de 38 ans, vit en France depuis une quinzaines d’années, elle rajoute : « Il faut la chérir, la laïcité française ». Néanmoins elle souligne aussi :

La laïcité a été créée dans un contexte et une époque particulière, or la société française d’aujourd’hui n’est plus celle de la Révolution, et je pense que la laïcité doit s’adapter et évoluer pour répondre aux enjeux de la société actuelle. »

La France d’aujourd’hui n’a en effet plus rien à voir ; d’ailleurs, les forces religieuses en présence ne sont plus les mêmes. L’établissement de la laïcité a été le fruit d’une longue lutte contre l’Eglise catholique, celle de la Révolution française. La laïcité est maintenant confrontée à la visibilité grandissante et à la nouvelle donne géopolitique de l’Islam contemporain.

Aujourd’hui, comment mettre la laïcité au service de l’intégration sociale et de la tolérance interculturelle ?  

Selon Lorentz, « l’Etat doit absolument rester neutre, mais il ne faut pas faire de confusion entre laïcité et athéisme, les individus ont le droit d’avoir une religion et de l’exprimer, cela doit simplement rester dans la sphère privée. » Pour Leila, les religions sont avant tout une richesse, elle explique : « Il faut enseigner les religions à l’école dans un cadre scientifique. » Elle argumente : « La connaissance des religions et des grandes questions métaphysiques font partie de la culture générale…et je pense que l’ignorance à propos des religions conduit trop souvent à l’intolérance vis-à-vis des religions ». Benjamin, lui, pense qu’il est essentiel de faire des cours d’éthique à l’école : « Il faut apprendre à ne pas placer une opinion au-dessus d’une autre. En Allemagne, les écoles proposent des cours de religions facultatifs. Je trouve ça bien, chacun est libre de suivre ou non ces cours, sans forcément être croyant ».

Jusqu’où accepter que les individus expriment leur religion ou leur athéisme ? La laïcité exige-t-elle de mettre de côté une partie de son identité culturelle dans la sphère publique ? La laïcité transforme-t-elle les différences culturelles en tabou ? Est-ce une bonne idée de mettre des cours de culture sur les religions à l’école ? Autant de questions qui se posent à l’heure actuelle et qui mériteraient toute notre attention citoyenne.

A ce jour comment les Français perçoivent-t-ils la laïcité ?

Selon l’enquête IFOP, pour 51% des Français, la laïcité est perçue d’abord comme « la possibilité laissée à chaque citoyen de pratiquer sa religion », tandis que 25% voient avant tout en elle « l’interdiction de manifester son appartenance religieuse dans les services publics ». Pour 14%, elle est surtout « le refus de toute forme de communautarisme », et pour 10% « l’absence de participation de l’Etat dans l’édification des lieux de culte ».

Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust 

Does traveling make you open minded?

“I definitely think you can be close minded when living abroad,” states Elsa Fernando Gonzalo, a Spanish exchange student in Law, living with 69 other international students here in Groningen: “Some people here never left their room, they were on Skype and just wanted to go home.” In the words of Albert Einstein, It is harder to crack a prejudice than an atom. Which means it can be tough to adjust to another culture. The future foreign students of Groningen should take note of this as developing intercultural abilities really boils it down to their disposition. 

life-begins-at-the-end-of-your-comfort-zome-travel-picture-quoteToday the University of Groningen (RUG) welcomes 4,000 international students, from over 120 different nationalities. The University of Groningen is ranked in the top 100 universities worldwide and has a reputation for excellence according to Times Higher Education and Shanghai ARWU. It offers the highest number of English programs amongst universities in the Netherlands. As it will most likely continue to welcome international students in the following years, it is important to understand the reason some of these students struggle with the Dutch culture. What’s difficult about adjusting culturally? Do internationals blend in?

Although many people believe living in a new cultural environment makes people more open minded, it is not always the case.

Alya Vasylenko, Ukrainian, studying International Communication says; “I think you can be close minded after traveling around the world or open minded without ever having left your home country. When people travel, they have more opportunity to become open minded, and whether they seize it or not depends on their personality and sensitivity I think”. Maple Hupkens, working as a psychology trainer since 2008, at the RUG Student Service Center, met backpackers while traveling in Asia but felt many, despite travel, remained close minded. She also thinks it’s stressful moving abroad because living overseas can worsen personal problems. “Being in a new culture doesn’t make their personal difficulties go away, and having to adjust to another culture on top of that is usually the last thing they need!”

People living abroad agree that it is natural to struggle with a new culture, even if you’re in the right state of mind. “Everything that is new and unexpected worries us and takes up energy. In a new culture, it becomes harder to anticipate everything in your life. I think the older you get, the less you are willing to deal with change, and new cultures.” Says Luca Costa, an Italian PhD student living in Grenoble, France since 2009. “Changing culture causes stress in a psychological way, and we don’t all have the same capacities when it comes to handling stress” confirms Maple Hupkens.

Studies show that individuals are naturally drawn to resist other cultures. Milton Bennett, a PhD graduate in Intercultural Communication created the ‘Developmental Model of Intercultural Sensitivity’, shown in the following figure. According to Bennett, people resist other cultures when abroad because their intercultural sensitivity is not developed. Bennett’s theory says cultural sensitivity develops in two distinct stages:

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In the Ethno centric stage individuals are defensive and try to prove the superiority of one culture, over others, “us versus them”. Elsa Fernando Gonzalo confirms that comparing cultures is part of the process; “I always compare with Spain because it’s my reference.” The final part of this stage is being aware of your own culture and recognizing the differences while also recognizing a common humanity. “Before I thought certain things were common to all human beings, but now I realize that they are cultural. It is sometimes small details like the way people look at each other! Northern Europeans look straight at you always and until the end of the conversation. I have never been more aware of my Brazilian identity than now that I am in the Netherlands.” remarks Rodrigo Bolini, student from Brazil.

The second stage is the Ethno relative stage, when the individual accepts the other culture without feeling threatened by it. According to Bennett, it is in this stage that a person understands the other culture in subtle ways, such as humor and cultural references. “I have to realize I can’t behave like my Spanish self when I speak English, because even the humor changes” asserts Elsa Fernando Gonzalo.

It is only at the end of the process that the individual will have achieved a multicultural identity, and develop intercultural sensitivity at its highest form. This process is complex but perhaps worth it: Different studies have shown that bicultural individuals benefit from a greater brain flexibility and are more creative than non-bicultural ones.

However there needs to be time and effort to develop intercultural abilities.

“One of the toughest thing is being comfortable with other nationalities on an emotional level. Cultural differences can easily block the relationship.” explains Dona Cantu, 24 year old, from Granite Bay California, who lived three years abroad as a child in France and a year abroad as an exchange student in Lyon, France. Maple Hupkens points out the difficulties Asian students can encounter when adjusting to Dutch culture; “There is a major cultural gap for them, they are far away from home and it is not in their culture to ask for help simply because they feel stressed.” When she asked the head of the Confucius Institute for advices, he told her that in some primary schools in Asia, when it is cold outside, kids are asked not to wear jacket, because enduring the cold makes them stronger. “In that state of mind, even if they are lonely and isolated, they don’t dare to come to us for help.” She says.

In the end, developing intercultural sensitivity is a bit like making a cake, you have to learn how to combine the right ingredients: Luca Costa advises “Be willing to force yourself to explore the culture, which means meeting people from this culture, learning the language, national heroes, movies, music, idiomatic expressions, habits and sometimes letting go of some of your own culture’s scheme.” Maple Hupkens states “You have to have realistic expectations, be flexible and open to experience.” But mostly she insists that asking for help when it gets tough is not shameful. Elsa Fernando Gonzalo affirms “Confidence, perseverance, determination, and willingness are the key ingredients to adapting to another culture.” Alexander Hun Yuan Tan, a Malaysian student doing his studies in Groningen adds “To me culture doesn’t matter once you have understood, observed and accepted that different cultures act in different ways, of course an open mind is necessary, and not bestowing judgment on anyone. But, if you are willing to experience other cultures, then studying abroad is exciting.” Dona Cantu from California agrees, “Every culture has different norms and behaviors, so just embrace the things you enjoy and work with the cultural area you struggle with. I truly believe that if you spread kindness you are bound to be reciprocated.” 

Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust