3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes

Vous voulez renforcer vos compétences relationnelles, apprendre des autres et améliorer vos relations avec vos proches ? Découvrez 3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes

1/ Être curieux 🕵️‍♀️

Engagez-vous dans la conversation ou mettez-y fin. Aussi, si vous décidez de vous y engager, faites-le avec curiosité. 🧐 Oui la curiosité n’est pas un vilain défaut, bien au contraire : ce qui est curieux, en étant curieux, c’est que les autres deviennent curieux, de curieuses créatures, et ça, ça rend encore plus curieux ! 😊

2/ Recevoir la conversation 👐

S’autoriser à recevoir, à accueillir, à amplifier et à tirer le fil de la conversation comme sur la ficelle d’un cadeau de Noël ! Je peux vous assurer que la conversation deviendra rapidement aussi stimulante que quand vous étiez enfant et que vous ouvriez vos cadeaux avec enthousiasme. D’ailleurs ne dit-on pas être présent ? Oui c’est cadeau. 🎁

Avez-vous déjà reçu des conseils d’écoute active, comme regarder l’autre dans les yeux ? Faire miroir ? Ou encore résumer ce que l’autre a dit pour montrer que vous êtes intéressé.e. ? J’ai une bonne nouvelle pour vous : vous n’avez vraiment pas besoin de vous embêter avec tous ces conseils ! Quand vous êtes vraiment investi.e. à écouter et ouvrir votre cadeau, ça se voit, ça se sent et ça se vit… Pas besoin de le montrer. 😉

3/ Vous voulez soutenir un proche ? Offrez-lui votre attention, pas vos conseils ! 👂

J’avoue celui-là, j’ai souvent besoin d’une piqûre de rappel à moi-même ! Pourtant, si le diable est bourré de bonnes intentions, c’est bien dans nos petites conversations du quotidien, surtout celles parsemées de bons conseils non sollicités.

Alors oui, il est tout à fait naturel d’avoir envie de donner des conseils à un proche qui a le moral dans les chaussettes, mais il est intéressant de garder à l’esprit que la qualité de nos relations s’améliore quand nous nous abstenons de donner des conseils et laissons plus de place à l’autre pour formuler sa demande lui-même. Pourquoi ? Car ça le responsabilise face à ce qu’il vit et cela a des vertus bénéfiques pour son estime de lui. De plus, si nous nous positionnons comme LE détenteur de bon conseil, nous risquons de provoquer une dynamique de relations toxiques (Lire l’article sur le triangle de Karpman ) : en prenant le rôle de « sauveur », nous enfermons l’autre dans le rôle de « victime ». Ce qui n’est ni bon pour soi, ni pour l’autre….

Alors comment soutenir un proche ? Posez-lui des questions ouvertes afin qu’il trouve ses propres conseils, ses ressources et qu’il formule lui-même sa demande. Par exemple : Qu’est ce qui te préoccupes en ce moment ? Et quoi d’autre ?  Et quoi d’autre ? (Jusqu’à ce que la problématique soit explorer de A à Z) Quel est le défi pour toi ? Qu’est ce que tu veux dans cette situation ? Comment puis-je t’aider ?

😎 🧘 Cette astuce aura non seulement pour effet de renforcer la confiance de l’autre en ses capacités à formuler une demande adaptée, mais offrira aussi une conversation stimulante, une relation saine et un moment vivifiant pour vous deux !  🙌 🤸🥳

Vous voulez aller plus loin dans vos compétences relationnelles ? Lire l’article « Découvrez 3 prises de karaté pour mettre les relations toxiques KO »


Écrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust

Découvrez 3 prises de karaté pour mettre les relations toxiques KO

Vous voulez repérer les relations toxiques, les désamorcer rapidement et ne jamais les provoquer ? Découvrez le triangle dramatique de Karpman :

Ce schéma proposé par Stephen Karpman en 1968 met en évidence un scénario relationnel typique entre victime, persécuteur et sauveur et permet de déceler les dynamiques de pouvoir à la base de « jeux psychologiques ».

À noter : Quand une relation est prise dans le triangle de Karpman, les individus peuvent changer leurs rôles, être un jour victime, puis sauveur, puis bourreau. Si on regarde à l’échelle mondiale, nous pouvons aussi voir que ces rapports renforcent les violences entre les pays. Par exemple, dans le récit du colonialisme, il y a eu un enfermement de certains pays dans le rôle de victime, alors que d’autres se sont positionnés comme sauveur (civilisateur), et bourreau (esclavage, exploitation). De même, dans les identités genrés, il y a un schéma culturel qui propose une image de la femme en « victime » et de l’homme « sauveur/héro », et « bourreau ». Enfin, les enfants vont avoir naturellement tendance à explorer les relations de Karpman. Les adultes ont la responsabilité d’encourager les enfants à prendre conscience qu’ils sont co-créateurs et responsables de leurs relations.

Comment savoir si nous cultivons des relations toxiques ?

Les relations toxiques sont souvent caractérisés par des techniques de communication spécifiques, notamment la passivité, l’aggressivité, la manipulation et/ou le passif-aggressif. Découvrez la différence entre une communication infantilisante et une communication vivifiante à travers le schéma de Jacques Salomé :

Pourquoi créons nous parfois des relations toxiques ?

Les relations toxiques sont souvent issues d’un manque de conscience de soi, d’estime de soi et/ou de confiance en ses capacités à répondre à ses propres besoins et aspirations. Ils sont souvent le résultat d’une éducation inadaptée, qui ne nous a pas appris à nous affirmer. Ainsi, en ne prenant pas nos responsabilités par rapport à nous-même, nos besoins, nos envies et nos aspirations, l’unique option qui s’offre à nous est de forcer les autres à répondre à nos besoins à notre place.

Comment sortir d’une relation toxique ?

Découvrez 3 prises de karaté pour mettre KO toutes formes de toxicité dans vos relations :

1/ Prendre conscience du triangle de Karpman

Nous avons tous des tics de communication conditionnés, inconscients et réactifs. Comment en prendre conscience ? Nous pouvons, par exemple, nous poser la question suivante : quand je suis dans une situation où je me sens démuni.e. ou désemparé.e., quelle technique de survie est-ce que je mets en place pour répondre à mes besoins ? Quelle technique de communication est ce que j’utilise ? Culpabiliser, exiger, imposer, forcer, arracher, obliger, rejeter ?

2/ Communiquer de façon assertive et affirmative avec l’outil ESPERE de Jacques Salomé :

Jacques Salomé à mis en place plusieurs outils pour passer d’une communication SAPPE (Sourde, Aveugle, Pernicieuse, Perverse et Énergétivore) à une communication ESPERE (Énergie Spécifique Pour une Écologie Relationnelle Essentielle ), voici l’un de ces outils :

3/ Pratiquer la communication non-violente selon Marshall B. Rosenberg :

Voici une liste non exhaustive de besoins : besoins physiologique / de bien-être physique, besoins de sécurité, besoins d’empathie / de compréhension, besoins de créativité, besoins d’amour / d’intimité, besoin de jeu / de distraction, besoin de repos / de détente / de récupération,  besoins d’autonomie, besoin de sens / de spiritualité

Vous voulez approfondir vos compétences relationnelles ? Lire « 3 astuces pour cultiver des conversations stimulantes »

Ecrit par Lucile Boccon-Gibod pour In Education We Trust


Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire :
La communication non-violente, de Marshall B. Rosenberg.
Cessez d’être gentil soyez vrai, de Thomas d’Ansembourg
Le courage d’être soi, de Jacques Salomé
Imparfait, libre et heureux, de Christophe André
Et le site internet de Jacques Salomé